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réflexion

Le temps s'étire et se resserre..
Parfois si long qu'il semble éternel parfois si court que j'ai la sensation d'avoir perdu un peu de ma vie à travers ces minutes écoulées sans que j'en prenne conscience.
On court tous après le temps, on en veut plus, on en veut moin, et, comme toujours et pour tout, nous ne sommes pas satsifait de ce que nous possédons...
Ce serait si simple d'être heureux avec ce que nous pouvons avoir...
On dit tous chercher le bonheur...je me pose la question.
Ce n'est pas mon but final.
La conscience malheureuse vaut mieux qu'un bonheur sans conscience, c'est en tout cas ce que je crois fondamentalement.
Laisse toi vivre...mais je ne le peux...
K., mon psy, m'a dit l'autre jour que cette obsession pour la réflexiopn était une nouvelle forme de mutilation.
Réfléchir pour réfléchir. Pour savoir. Pour connaitre. La sensation qu'en arrêtant toutes réflexions, je deviendrais ce que je méprise.
Le jugement. Se permettre de juger l'autre sans le connaitre, s'arrêter sur des apparences, parfois (souvent?), trompeuses. Mais c'est parce que ça nous rassure. Ca me rassure? Serais-je la seule?Dites moi que je ne suis pas plus mauvaise qu'une autre...et qu'un jour...J'irais bien?
je me détruit par la nourriture maintenant. Je mange des choses dont je n'ai pas envie, parce que c'est gras, parce que je vais grossir, et que je serais alors peut être enfin sure d'une chose : c'est que je ne suis pas désirable.
Et sans cesse cette angoisse de ne pouvoir plaire à aucun homme.
Inconsciemment, ça expliquerait surement ce besoin de manger...Juste pôur être sure qu'on ne puisse pas m'aimer.
Même si je le sais...Il y a ceux qui me dise que je suis belle, et que je ne crois pas. Mais ils me donnent l'espoir...Traitres; vous êtes censés être mes amis et vous me laisser croire à quelque chose de factice.
Je ne suis pas belle, je ne veux pas être heureuse, je n'ai pas de temps, je me détruit...
Il en manque, je crois. J'en suis certaine. Je ne me suis pas assez dévalorisée aujourd'hui.
Mais pourquoi ce besoin constant de me rabaisser?
Le pire, sans doute le plus cruel, c'est que j'ai cette horrible sensation (et pourtant si jouissive quelque part...), d'être objective.
Aimerais-je être objective?
OU ais-je envie d'être rassurée, d'être contredite?
Peut être cette envie d'être quelqu'un d'autre, au moins physiquement.
Parce que je m'aime, au fond.
Mais il y a le corps et l'esprit. Je voudrais tant les séparer...
Je m'aime intellectuelement.
Mais on s'aime tous.
Avina

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